Le crime passionnel se définit par une perte de contrôle passagère qui pousse au meurtre par jalousie
ou par passion. En France, il est moins gravement punis que les autres types de meurtres. Ce qui est assez frappant avec le crime passionnel c'est qu'il est majoritairement masculin (dans plus de trois quarts des cas) et ce, depuis le XIXe siècle où les
affaires de crimes passionnels sont dus à des hommes dans 82% des cas. On peut sûrement expliquer cela par la différence de problématique qui sous-tend l'acte. Pour les femmes, cela représente
souvent une manière de se détacher d'une relation destructrice ou tyrannique ; c'est une façon de se débarrasser d'un homme insupportable. Pour les hommes en revanche, c'est parce qu'ils ne
supportent pas de perdre leur femme alors qu'ils ont une représentation du couple fondée sur l'indissobulité du mariage et sur un contrôle de la femme s'exerçant au-delà de la rupture.
Effectivement, si une femme quitte son mari, il ne se demande pas pourquoi mais pour qui, comme s'il ne pouvait être en aucun cas responsable d'une défaillance dans le couple. Il faut quand même relever que ce qui prime le plus dans le crime passionnel, c'est la nature de la relation entre les deux individus. La passion se manifeste par un
lien fusionnel : le Moi de l'un se noie dans le Moi de l'autre. Quand l'autre lui échappe, c'est comme s'il perdait une partie quasi physique de lui-même. Il existe aussi des divorces passionnels basés sur une relation fusionnelle. D'ailleurs, les femmes privilégient le divorce et les hommes, le crime. D'ailleurs, pour
une femme, prendre cette décision est encore une prise de risque considérable car la rupture est souvent un élément déclencheur du crime passionnel. Le crime passionnel se rapproche du crime d'honneur. Car dans les deux cas, la femme est considérée comme une propriété de l'homme mais dans un ensemble familial ;
cela revient au même car c'est toujours l'honneur d'un homme qui est bafoué par une transgression féminine et qui pousse au meurtre. L'adultère est un déclencheur dans 53% des cas. Ce qui est le
plus choquant, c'est que quand la femme a réellement trompé son mari, les jurys d'assise sont plus indulgents. L'homme jaloux est compris et excusé.
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