| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Rose Keller, une veuve mendiante pour la fouetter
et se faire fouetter en retour en plus de pratiques blasphématoires (pour avoir plus de détails sur l'affaire Arcueil : link). Il
est incarcéré mais la plaignante reçoit de l’argent et ses relations font qu’il est rapidement libéré mais doit retourner en Provence. Sa carrière militaire se limita car les capitaines
refusaient de lui laisser le commandement ; il revendit donc sa charge de commandant. Peu après la naissance de sa fille, il eut une liaison violente et passionnée avec sa belle-sœur de
dix-neuf ans, Anne-Prospère. Elle lui jura fidélité et scellait ses lettres avec son propre sang.
pour cause de sodomie et d’empoisonnement. Mais
Sade s’enfuit en Italie avec sa belle-sœur mais ils se séparent suite à une infidélité de Sade. Il est à nouveau arrêté mais sa femme paye des gardiens pour le faire évader. Il finit par repartir
en Italie. Il enlève de très jeunes filles qu’il engage comme domestiques qui finiront par subir à leur tour la violence de Sade, portant des marques du canif de ce-dernier. Un des pères de ces
filles tenta de l’assassiner ce qui le poussa à se rendre à Paris. Cette initiative lui évita l’exécution mais il fut enfermé au château de Vincennes. Il a trente-huit ans et restera onze ans
enfermé (transféré à la Bastille), renonçant à changer ses habitudes sexuelles. Il se bat en prison et envoie des lettres injurieuses à sa belle-mère et à sa fille. Pensant sa libération
impossible, il se met à écrire. Sa première et majeure œuvre sera Cent vingt journées de Sodome (qui semble être la description de ce qui se produisit avec les jeunes domestiques :
pour le lire link), un catalogue de perversités. Un jour, il cria par la fenêtre que l’on assassinait tous les détenus de la
Bastille ce qui lui valut un transfert dans un hospice pour malades mentaux. Il est libéré le 2 avril 1790 par l’abolition des lettres de cachet. Il s’installe à Paris. A sa sortie à cinquante
ans, sa femme divorce. Il rencontre une comédienne de trente-trois ans, Marie-Constance Quesnet, qui ne le quitte plus jusqu’à sa mort. Malgré ce qu’il avait prétendu, il décida de laisser sa
perversité s’exprimer uniquement dans son écriture. Il prend des positions extrêmes en matière de déchristianisation mais au moment où Robespierre désapprouva ce mouvement. Il est emprisonné et
sera condamné à mort par Fouquier-Tinville mais il parvient à s’échapper pendant la chute de Robespierre. Les pots de vin de son amante lui permirent d’échapper à la guillotine. Il embaucha des
ouvriers clandestins pour combler ses dettes et continue à écrire sous divers pseudonymes. Il est accusé d’avoir écrit Justine ou les Malheurs de la vertu (en voici un extrait : link), le premier volume du feuilleton de Justine qui scandalise et effraie car il marque un certain renversement des
valeurs. Le monde littéraire le rejette en bloc mais de là part la mythologie sadienne. Le 6 mars 1801, une descente est faite chez son éditeur et Sade est interné de manière totalement
arbitraire. Son attitude le pousse à deux transferts, dont le dernier dans un asile psychiatrique, pour cause de démence libertine. Il devint ami avec le directeur de l’établissement avec qui il
organisa des représentations théâtrales. Malgré le fait que tous ses ouvrages scabreux furent saisis, il jouissait d’un certain luxe. Son amante, se faisant passer pour sa fille, vint même
occuper la chambre adjacente. Il meurt le 2 décembre 1814 à l’hôpital.
à exécuter tous les ordres et désirs pendant six mois. Ils partent ensemble en
Italie pour tester cet engagement mais il revint seul en Autriche. Il finit d’écrire La Vénus à la fourrure dont l’héroïne, Wanda semble se matérialiser dans sa vie. Effectivement, il
rencontre Aurora Rûmelin qui deviendra sa femme et qu’il nomma rapidement Wanda, avec laquelle il eut un fils. Ils s’écrivirent des contrats dans lesquels Leopold s’engage ‘‘à être l'esclave de
Mme Wanda de Dunajew, tout à fait comme elle le demande, et à me soumettre sans résistance à tout ce qu'elle m'imposera’’. Petit à petit, le mariage se délite et Wanda, ne parvenant plus à tenir
son rôle, le quitte pour vivre avec un journaliste du Figaro. Leur fils meurt et ils divorcent peu de temps après. Il part à Paris où il reçoit la Légion d’honneur et finit sa vie auprès de Hulda
Meister, sa nouvelle femme, avec laquelle il a eu deux filles (Olga et Marfa) et un fils (Ramon). Son œuvre met souvent en scène une femme sadique comme dans Eau de jouvence qui relate l’histoire
d’une sanglante comtesse, ou son chef d’œuvre La Vénus à la fourrure véritable confessions dans lesquelles le héro se met au service d’une femme qui le maltraite et l’humilie à sa demande.
(D’ailleurs, ces passages sont très instructifs car ils décrivent des scènes typiques des perversions masochistes.) A la fin du roman, l’ami du héro lance à son ami une réplique assez
significative : ‘‘La femme, telle que la nature l'a faite, et telle qu'elle attire l'homme de nos jours, est son ennemie et ne saurait être que son esclave ou bien son tyran, mais jamais sa
compagne. Cela, elle ne pourra l'être que lorsqu'elle sera son égale en droits, son égale aussi par son éducation et par son travail.’’
Derniers Commentaires