Les victimes des pestes noires, des épidémies, des famines, de toutes les guerres passées depuis le moyen-âge reposaient dans les différents cimetières de Paris affiliés à une église et ce, depuis près de dix siècles. Les cadavres étaient entassés dans les charniers des églises s'élevant sur plusieurs étages. Chaque jour de nouveaux cadavres s'ajoutent aux précédents. Eglises et cimetières sont de vastes champs boueux où se côtoient mendiants, vendeurs, saltimbanques et prostituées. On creuse des fosses, on dépose les morts derrière des murs d'enceinte, et chaque jour les risques d'épidémie grandissent. Paris déborde sous ses morts, l'odeur y est insoutenable, même le pain et l'eau sont contaminés par la putréfaction, et tous les rapports de salubrité publique sont alarmants. Le peuple se plaint et les médecins s’accordent avec lui mais rien n’y fait, malgré les certificats d’inspection.
Le 30 mai 1780, le mur du sous-sol d’un restaurateur vivant proche du cimetière des Innocents. Des ossements et des cadavres en putréfaction vont se déferler chez lui. Le bâtiment est
totalement contaminé, les murs suintent et on rapporte que par le simple contact sur l'un de ses murs, un maçon qui y avait posé la main contractera la gangrène quelques jours plus tard. Il en va
ainsi de toutes les maisons et rues avoisinantes. A la suite de cet incident, le parlement va décréter le 4 septembre 1780 la fermeture du cimetière des innocents. Décision qui, pendant cinq ans,
restera sans plus d'effet que l'accumulation d'autres corps dans les cimetières avoisinants. Le lieutenant de police Lenoir lança l’idée d’utiliser les anciennes carrières souterraines pour y
entreposer les ossements. Le Conseil d'État, par arrêt du 9 novembre 1785, prononça la suppression et l'évacuation du cimetière des Innocents. Ce sont d'anciennes carrières qui furent choisies
pour déposer les ossements.
Après la bénédiction et la consécration du lieu le 7 avril 1786, les ossements commencèrent à être transférés et ce, toujours à la tombée de la nuit et selon un cérémonial constitué d'une procession de prêtres qui chantaient l'office des morts le long du trajet emprunté par les tombereaux chargés d'ossements et recouverts d'un voile noir. Au fil des ans, cela ne devint qu’une routine. Les ossements seront déversés dans des puits, charriés à la pelle, déplacés par des chariots de bois, puis entassés et classés par genre, pour être enfin empilés, et rangés.
Par la suite, ce site allait, jusqu'en 1814, recueillir les ossements de tous les cimetières de Paris.
Dès leur création, les catacombes suscitèrent une réelle curiosité. Plusieurs personnalités
s’y rendirent pour les visiter : Charles X et des dames de la cour, Madame de
Polignac et Madame de Guiche, François 1er, Napoléon III et son fils.
C’est le vicomte de Thury, inspecteur général des carrières, qui fut chargé d’organiser le décorum des catacombes. Effectivement, on retrouve tout au long du parcours, des citations philosophiques ayant trait à la mort ou au souvenir. Dans les catacombes, on retrouve les ossements de personnages illustres comme Rabelais, Mansart, Charles Perrault, Jean Baptiste Lully, Danton, Robespierre, Colbert, Molière.
Aujourd’hui, s’étendent, sur 1,7 km, les ossements de six millions de parisiens dans ce que l’on considère comme la plus grande nécropole du monde.
L’entrée des catacombes de Paris est accessible face à la statue du lion du quartier Denfert-Rochereau. Elles sont ouvertes du mardi au dimanche de 10h à 17h (dernière entrée à 16h). La visite dure environs 1h car il faut parcourir 2km avec une centaine de marches à descendre, puis à monter. Vous pouvez prendre des photos mais sans flash pour éviter d’abîmer le patrimoine. L’ambiance est lugubre et on s’attend à voir débouler des rats à chaque instant. C’est une visite très originale.
Le tarif plein est assez excessif (8euros), mais si vous bénéficiez d’un tarif réduit (4euros), cela vaut le coup d’œil.
Rose Keller, une veuve mendiante pour la fouetter
et se faire fouetter en retour en plus de pratiques blasphématoires (
pour cause de sodomie et d’empoisonnement. Mais
Sade s’enfuit en Italie avec sa belle-sœur mais ils se séparent suite à une infidélité de Sade. Il est à nouveau arrêté mais sa femme paye des gardiens pour le faire évader. Il finit par repartir
en Italie. Il enlève de très jeunes filles qu’il engage comme domestiques qui finiront par subir à leur tour la violence de Sade, portant des marques du canif de ce-dernier. Un des pères de ces
filles tenta de l’assassiner ce qui le poussa à se rendre à Paris. Cette initiative lui évita l’exécution mais il fut enfermé au château de Vincennes. Il a trente-huit ans et restera onze ans
enfermé (transféré à la Bastille), renonçant à changer ses habitudes sexuelles. Il se bat en prison et envoie des lettres injurieuses à sa belle-mère et à sa fille. Pensant sa libération
impossible, il se met à écrire. Sa première et majeure œuvre sera Cent vingt journées de Sodome (qui semble être la description de ce qui se produisit avec les jeunes domestiques :
à exécuter tous les ordres et désirs pendant six mois. Ils partent ensemble en
Italie pour tester cet engagement mais il revint seul en Autriche. Il finit d’écrire La Vénus à la fourrure dont l’héroïne, Wanda semble se matérialiser dans sa vie. Effectivement, il
rencontre Aurora Rûmelin qui deviendra sa femme et qu’il nomma rapidement Wanda, avec laquelle il eut un fils. Ils s’écrivirent des contrats dans lesquels Leopold s’engage ‘‘à être l'esclave de
Mme Wanda de Dunajew, tout à fait comme elle le demande, et à me soumettre sans résistance à tout ce qu'elle m'imposera’’. Petit à petit, le mariage se délite et Wanda, ne parvenant plus à tenir
son rôle, le quitte pour vivre avec un journaliste du Figaro. Leur fils meurt et ils divorcent peu de temps après. Il part à Paris où il reçoit la Légion d’honneur et finit sa vie auprès de Hulda
Meister, sa nouvelle femme, avec laquelle il a eu deux filles (Olga et Marfa) et un fils (Ramon). Son œuvre met souvent en scène une femme sadique comme dans Eau de jouvence qui relate l’histoire
d’une sanglante comtesse, ou son chef d’œuvre La Vénus à la fourrure véritable confessions dans lesquelles le héro se met au service d’une femme qui le maltraite et l’humilie à sa demande.
(D’ailleurs, ces passages sont très instructifs car ils décrivent des scènes typiques des perversions masochistes.) A la fin du roman, l’ami du héro lance à son ami une réplique assez
significative : ‘‘La femme, telle que la nature l'a faite, et telle qu'elle attire l'homme de nos jours, est son ennemie et ne saurait être que son esclave ou bien son tyran, mais jamais sa
compagne. Cela, elle ne pourra l'être que lorsqu'elle sera son égale en droits, son égale aussi par son éducation et par son travail.’’
chrétienté, ce n’était
absolument le cas. Contrairement à nos idées reçues, le célibat des prêtres n’est obligatoire que depuis le XIe siècle. Dans la Bible, Jésus n’a jamais énoncé une telle interdiction et certains
de ses apôtres étaient même mariés. Cependant, dès les premiers siècles de l’Eglise chrétienne, le principe de l’ascèse est recherché ; la perfection du corps et de l’âme passe aussi par
l’absence de désir sexuel. En 325, au concile de Nicée, le célibat obligatoire des prêtres fut refusé mais il fut édicté qu’aucun nouveau mariage ne pouvait être accordé une fois l’ordination du
prêtre faite. Cependant, cette clause ne fut pas respectée à la lettre et les premiers prêtres étaient majoritairement mariés. De nombreux papes du IVe siècle avaient même des enfants qui leur
succédaient.
Aujourd’hui, je suis allée au musée d’orsay avec mon copain et on est
tombés sur un tableau de Courbet (l’atelier du peintre) représentant d’un côté la cour des miracles et de l’autre, les lumières. Mon copain pensait que la Cour des miracles avait un
rapport avec la religion alors que je pensais que c’était un repère des gitans. De ce fait, je me suis renseignée.
approcher. Quand, en 1630, Louis XIII ordonna la
construction d’une nouvelle rue la transperçant de part en part, les maçons furent tous assassinés ce qui annula le projet. Ainsi, la Cour des Miracles devint au fil du temps une société secrète
dangereuse pour le pouvoir royal. A partir de 1656, le lieutenant-général de police Gabriel Nicolas de la Reynie fut chargé de la détruire. 60 000 mendiants et faux estropiés furent
envoyés aux galères et marqués au fer rouge. En 1660, la Cour fut encerclée et due être évacuée dans l’heure sans qu’aucune affaire ne soit emportée. Le dernier à partir serait pendu. Il s’avéra
que ce fut un véritable estropié, vieillard boiteux. Cependant, les voleurs et mendiants reprirent progressivement possession des lieux mais les toutes les masures du fief d’Alby furent détruites
en 1784 pour qu’un marché y fut établit et la Cour des Miracles disparut définitivement.
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