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Histoire

Lundi 11 mai 2009


Les victimes des pestes noires, des épidémies, des famines, de toutes les guerres passées depuis le moyen-âge reposaient dans les différents cimetières de Paris affiliés à une église et ce, depuis près de dix siècles. Les cadavres étaient entassés dans les charniers des églises s'élevant sur plusieurs étages. Chaque jour de nouveaux cadavres s'ajoutent aux précédents. Eglises et cimetières sont de vastes champs boueux où se côtoient mendiants, vendeurs, saltimbanques et prostituées. On creuse des fosses, on dépose les morts derrière des murs d'enceinte, et chaque jour les risques d'épidémie grandissent. Paris déborde sous ses morts, l'odeur y est insoutenable, même le pain et l'eau sont contaminés par la putréfaction, et tous les rapports de salubrité publique sont alarmants. Le peuple se plaint et les médecins s’accordent avec lui mais rien n’y fait, malgré les certificats d’inspection.

Le 30 mai 1780, le mur du sous-sol d’un restaurateur vivant proche du cimetière des Innocents. Des ossements et des cadavres en putréfaction vont se déferler chez lui. Le bâtiment est totalement contaminé, les murs suintent et on rapporte que par le simple contact sur l'un de ses murs, un maçon qui y avait posé la main contractera la gangrène quelques jours plus tard. Il en va ainsi de toutes les maisons et rues avoisinantes. A la suite de cet incident, le parlement va décréter le 4 septembre 1780 la fermeture du cimetière des innocents. Décision qui, pendant cinq ans, restera sans plus d'effet que l'accumulation d'autres corps dans les cimetières avoisinants. Le lieutenant de police Lenoir lança l’idée d’utiliser les anciennes carrières souterraines pour y entreposer les ossements. Le Conseil d'État, par arrêt du 9 novembre 1785, prononça la suppression et l'évacuation du cimetière des Innocents. Ce sont d'anciennes carrières qui furent choisies pour déposer les ossements.

Après la bénédiction et la consécration du lieu le 7 avril 1786, les ossements commencèrent à être transférés et ce, toujours à la tombée de la nuit et selon un cérémonial constitué d'une procession de prêtres qui chantaient l'office des morts le long du trajet emprunté par les tombereaux chargés d'ossements et recouverts d'un voile noir. Au fil des ans, cela ne devint qu’une routine. Les ossements seront déversés dans des puits, charriés à la pelle, déplacés par des chariots de bois, puis entassés et classés par genre, pour être enfin empilés, et rangés.  

Par la suite, ce site allait, jusqu'en 1814, recueillir les ossements de tous les cimetières de Paris.

Dès leur création, les catacombes suscitèrent une réelle curiosité. Plusieurs personnalités s’y rendirent pour les visiter : Charles X et des dames de la cour, Madame de Polignac et Madame de Guiche, François 1er, Napoléon III et son fils.

C’est le vicomte de Thury, inspecteur général des carrières, qui fut chargé d’organiser le décorum des catacombes. Effectivement, on retrouve tout au long du parcours, des citations philosophiques ayant trait à la mort ou au souvenir. Dans les catacombes, on retrouve les ossements de personnages illustres comme Rabelais, Mansart, Charles Perrault, Jean Baptiste Lully, Danton, Robespierre, Colbert, Molière.

Aujourd’hui, s’étendent, sur 1,7 km, les ossements de six millions de parisiens dans ce que l’on considère comme la plus grande nécropole du monde.

 

L’entrée des catacombes de Paris est accessible face à la statue du lion du quartier Denfert-Rochereau. Elles sont ouvertes du mardi au dimanche de 10h à 17h (dernière entrée à 16h). La visite dure environs 1h car il faut parcourir 2km avec une centaine de marches à descendre, puis à monter. Vous pouvez prendre des photos mais sans flash pour éviter d’abîmer le patrimoine. L’ambiance est lugubre et on s’attend à voir débouler des rats à chaque instant. C’est une visite très originale.

Le tarif plein est assez excessif (8euros), mais si vous bénéficiez d’un tarif réduit (4euros), cela vaut le coup d’œil.


Par Mystik33
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Vendredi 10 avril 2009

Beaucoup de monde, je pense (bien que ce ne soit pas sûr du tout), sait que le terme de sadisme vient de l’écrivain qui avait des pratiques sexuelles sadiques, le marquis de Sade. Mais qui était-il ? J’avoue que je ne le savais pas vraiment jusqu’à aujourd’hui.

Donatien Alphonse François est né à Paris le 2 juin 1740. Durant sa jeunesse, il admira son père et ignora sa mère (qui finit par se retirer dans un couvent). Jean Baptiste François Sade fut le premier de la famille à entrer dans la Cour. C’était un homme libertin qui ne comptait plus ses conquêtes (même une sœur du prince de Condé). Il eut de nombreux postes à responsabilité jusqu’à son attaque de la maitresse du Roi qui le discréditera aux yeux de celui-ci. Donatien a grandi dans l’idée qu’il était d’une race supérieure ce qui développa sa violence. Il reconnu lui-même par la suite que le monde semblait être là pour satisfaire ses caprices. Dès dix ans, il entre dans la plus chère école de Paris où se déroulaient des représentations théâtrales. Dès ses quatorze ans, il est accepté dans l’École des chevau-légers de la garde du roi. Il gagna plusieurs grades et participa à la guerre de sept ans contre la Prusse. Mais il avait déjà une mauvaise réputation : on disait qu’il était joueur et débauché car il fréquentait les théâtres et les bordels. Il voulait se marier avec Laure de Lauris-Castellane dont il était amoureux fou mais il épousa finalement Renée-Pélagie Cordier de Montreuil. Leur mariage créa une certaine amitié mais Sade a plusieurs vies. Déjà avant la mort de son père, en 1764, la police commençait à le surveiller. Il eut trois enfants, deux garçons et une fille.

Trois mois après son mariage, il'affaire Arcueil fait du grabuge. Il utilise Rose Keller, une veuve mendiante pour la fouetter et se faire fouetter en retour en plus de pratiques blasphématoires (pour avoir plus de détails sur l'affaire Arcueil : link). Il est incarcéré mais la plaignante reçoit de l’argent et ses relations font qu’il est rapidement libéré mais doit retourner en Provence. Sa carrière militaire se limita car les capitaines refusaient de lui laisser le commandement ; il revendit donc sa charge de commandant. Peu après la naissance de sa fille, il eut une liaison violente et passionnée avec sa belle-sœur de dix-neuf ans, Anne-Prospère. Elle lui jura fidélité et scellait ses lettres avec son propre sang.

Il s’endetta en restaurant ses châteaux et en créant des théâtres ainsi que des représentations dans ceux-ci. Mais cela permet au monde de voir que c’est un homme élégant et charmant. Or, en 1772, l’affaire de Marseille éclate (pour avoir plus d'informations sur La Grande Affaire : link). Il propose à ses quatre partenaires sexuelles des pastilles à la cantharide, aphrodisiaque considéré par l’opinion comme un poison. Deux des filles se croient empoisonnées et les deux autres sont malades. Le valet participa aux ébats sexuels ce qui condamna Sade et son valet de peine de mort pour cause de sodomie et d’empoisonnement. Mais Sade s’enfuit en Italie avec sa belle-sœur mais ils se séparent suite à une infidélité de Sade. Il est à nouveau arrêté mais sa femme paye des gardiens pour le faire évader. Il finit par repartir en Italie. Il enlève de très jeunes filles qu’il engage comme domestiques qui finiront par subir à leur tour la violence de Sade, portant des marques du canif de ce-dernier. Un des pères de ces filles tenta de l’assassiner ce qui le poussa à se rendre à Paris. Cette initiative lui évita l’exécution mais il fut enfermé au château de Vincennes. Il a trente-huit ans et restera onze ans enfermé (transféré à la Bastille), renonçant à changer ses habitudes sexuelles. Il se bat en prison et envoie des lettres injurieuses à sa belle-mère et à sa fille. Pensant sa libération impossible, il se met à écrire. Sa première et majeure œuvre sera Cent vingt journées de Sodome (qui semble être la description de ce qui se produisit avec les jeunes domestiques : pour le lire link), un catalogue de perversités. Un jour, il cria par la fenêtre que l’on assassinait tous les détenus de la Bastille ce qui lui valut un transfert dans un hospice pour malades mentaux. Il est libéré le 2 avril 1790 par l’abolition des lettres de cachet. Il s’installe à Paris. A sa sortie à cinquante ans, sa femme divorce. Il rencontre une comédienne de trente-trois ans, Marie-Constance Quesnet, qui ne le quitte plus jusqu’à sa mort. Malgré ce qu’il avait prétendu, il décida de laisser sa perversité s’exprimer uniquement dans son écriture. Il prend des positions extrêmes en matière de déchristianisation mais au moment où Robespierre désapprouva ce mouvement. Il est emprisonné et sera condamné à mort par Fouquier-Tinville mais il parvient à s’échapper pendant la chute de Robespierre. Les pots de vin de son amante lui permirent d’échapper à la guillotine. Il embaucha des ouvriers clandestins pour combler ses dettes et continue à écrire sous divers pseudonymes. Il est accusé d’avoir écrit Justine ou les Malheurs de la vertu (en voici un extrait : link), le premier volume du feuilleton de Justine qui scandalise et effraie car il marque un certain renversement des valeurs. Le monde littéraire le rejette en bloc mais de là part la mythologie sadienne. Le 6 mars 1801, une descente est faite chez son éditeur et Sade est interné de manière totalement arbitraire. Son attitude le pousse à deux transferts, dont le dernier dans un asile psychiatrique, pour cause de démence libertine. Il devint ami avec le directeur de l’établissement avec qui il organisa des représentations théâtrales. Malgré le fait que tous ses ouvrages scabreux furent saisis, il jouissait d’un certain luxe. Son amante, se faisant passer pour sa fille, vint même occuper la chambre adjacente. Il meurt le 2 décembre 1814 à l’hôpital.

Et le masochisme alors… ?

Leopold von Sacher-Masoch fut un écrivain autrichien du XIXe siècle duquel Richard Freiherr von Krafft-Ebing (dans son ouvrage Psychopathia Sexualis) emprunta le nom pour décrire la perversion de type masochiste.

Dès sa naissance, Leopold est confié à une nourrice ukrainienne car sa mère n’était pas en capacité de le nourrir. Il obtint un doctorat en droit puis étudia l’histoire. Il eut une liaison de 4 ans avec Madame Kottowitz qui le quitta pour un autre homme lui inspirant la femme séparée et d’autres nouvelles. En 1869, il fait la connaissance de Fanny Pistor dont il s'engage à exécuter tous les ordres et désirs pendant six mois. Ils partent ensemble en Italie pour tester cet engagement mais il revint seul en Autriche. Il finit d’écrire La Vénus à la fourrure dont l’héroïne, Wanda semble se matérialiser dans sa vie. Effectivement, il rencontre Aurora Rûmelin qui deviendra sa femme et qu’il nomma rapidement Wanda, avec laquelle il eut un fils. Ils s’écrivirent des contrats dans lesquels Leopold s’engage ‘‘à être l'esclave de Mme Wanda de Dunajew, tout à fait comme elle le demande, et à me soumettre sans résistance à tout ce qu'elle m'imposera’’. Petit à petit, le mariage se délite et Wanda, ne parvenant plus à tenir son rôle, le quitte pour vivre avec un journaliste du Figaro. Leur fils meurt et ils divorcent peu de temps après. Il part à Paris où il reçoit la Légion d’honneur et finit sa vie auprès de Hulda Meister, sa nouvelle femme, avec laquelle il a eu deux filles (Olga et Marfa) et un fils (Ramon). Son œuvre met souvent en scène une femme sadique comme dans Eau de jouvence qui relate l’histoire d’une sanglante comtesse, ou son chef d’œuvre La Vénus à la fourrure véritable confessions dans lesquelles le héro se met au service d’une femme qui le maltraite et l’humilie à sa demande. (D’ailleurs, ces passages sont très instructifs car ils décrivent des scènes typiques des perversions masochistes.) A la fin du roman, l’ami du héro lance à son ami une réplique assez significative : ‘‘La femme, telle que la nature l'a faite, et telle qu'elle attire l'homme de nos jours, est son ennemie et ne saurait être que son esclave ou bien son tyran, mais jamais sa compagne. Cela, elle ne pourra l'être que lorsqu'elle sera son égale en droits, son égale aussi par son éducation et par son travail.’’

Par Mystik33
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Lundi 6 avril 2009

Actuellement, le célibat des prêtres est une idée acquise dans notre société. On pense même que cela toujours été ainsi alors qu’au début de la chrétienté, ce n’était absolument le cas. Contrairement à nos idées reçues, le célibat des prêtres n’est obligatoire que depuis le XIe siècle. Dans la Bible, Jésus n’a jamais énoncé une telle interdiction et certains de ses apôtres étaient même mariés. Cependant, dès les premiers siècles de l’Eglise chrétienne, le principe de l’ascèse est recherché ; la perfection du corps et de l’âme passe aussi par l’absence de désir sexuel. En 325, au concile de Nicée, le célibat obligatoire des prêtres fut refusé mais il fut édicté qu’aucun nouveau mariage ne pouvait être accordé une fois l’ordination du prêtre faite. Cependant, cette clause ne fut pas respectée à la lettre et les premiers prêtres étaient majoritairement mariés. De nombreux papes du IVe siècle avaient même des enfants qui leur succédaient.

Avec l’avancée de la monarchie, l’obligation du célibat commence à s’étendre à l’ensemble du clergé. A la suite de la chute de l’empire carolingien au Xe siècle, de nombreuses conduites immorales sont dénoncées notamment la féodalisation, la simonie (bénéfices de l’Eglise), le nicolaïsme (concubinage des prêtres). Une réforme est donc nécessaire. Grégoire VII mit en place la réforme grégorienne consistant en trois projets principaux : l’indépendance du clergé, meilleure instruction du clergé et obligation de célibat des prêtres en plus de l’obligation d’un mariage chrétien pour les laïcs, la centralisation autour du pape. En 1074, le pape alla même jusqu’à interdire l’accès aux églises pour les prêtres mariés ou en concubinage. Dans toute l’Europe, ces décisions sont mal acceptées par le clergé et le concubinage persiste pendant quelque temps. Or, la population commence à adhérer plus profondément à la politique papale pour une maîtrise des mœurs. Ainsi, progressivement, un meilleur encadrement du clergé est devenu banale. A chaque concile, l’Eglise réitère l’interdiction de l’ordination d’hommes mariés et de concubinage des prêtres. Aujourd’hui, cette clause est minutieusement appliquée dans l’Eglise catholique latine (contrairement aux chrétiens d’Orient ou des orthodoxes).

Par Mystik33
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Samedi 4 avril 2009

Aujourd’hui, je suis allée au musée d’orsay avec mon copain et on est tombés sur un tableau de Courbet (l’atelier du peintre) représentant d’un côté la cour des miracles et de l’autre, les lumières. Mon copain pensait que la Cour des miracles avait un rapport avec la religion alors que je pensais que c’était un repère des gitans. De ce fait, je me suis renseignée.

 

Sous l’Ancien régime, il existait des quartiers de non-droit de Paris qui recelaient de mendiants et de vagabonds que l’on nommait ‘‘La Cour des Miracles’’. Les provinciaux qui venaient y trouver du travail en vain ou les miséreux de Paris s’y rejoignaient. La plupart des grandes villes en contenait mais Paris en possédait douze : rue du Bac, rue de la Mortellerie (cour Brissel), cour de la Jussienne, rue de Reuilly, rue des Tournelles, rue de l’Échelle, deux autres près de la porte Saint-Denis et la Grande Cour des Miracles au Fief d’Alby (rue du Caire). Cette dernière est la plus connue notamment grâce à Victor Hugo dans Notre Dame de Paris mais surtout par les descriptions de l’historien Henri Sauval. Ce dernier la décrivit comme un monde sociétal à part entière. Les mendiants membres de l’Argot (la corporation des gueux) choisirent un roi nommé le Grand Coësre qui commandait les cagous (les lieutenants du roi argotier dans les provinces), qui instruisaient les nouveaux mendiants. Des lois et une langue furent établies. Les argotiers comprenaient différents rangs : Les narquois (faux soldats), les rifodés (fausses victimes du feu du ciel), les malingreux  (faux malades), les francs mitoux (faux épileptiques), les piètres (faux estropiés), les marfaux (proxénètes ; aujourd’hui, les maquereaux), les mercandiers (faux marchands ruinés), les capons (mendiant dans les lieux de rassemblement, les courtauds de Boutange (mendiants de l’hiver), les millards (voleurs de provisions), les orphelins (jeunes garçons tremblant de froid), les hubains (faux anciens porteurs de la rage), les prostituées, le ragot (chef de la pègre), le grand Coësre (chef de la pègre), les cagoux (lieutenants du chef), les coquillards (faux pèlerins arborant une coquille Saint Jacques). Chacun de ces individus pouvaient en plus être coupeur de bourse à condition d’avoir exécuté deux chefs d’œuvres devant les Maitres. Ainsi, il doit couper une bourse attachée à des grelots sans les faire sonner ; après avoir été endurci sous les coups, il doit voler une bourse pendante dans un lieu public où on a prévenu la gente du futur crime.

La Cour des Miracles était un endroit dangereux que les soldats n’osaient pas approcher. Quand, en 1630, Louis XIII ordonna la construction d’une nouvelle rue la transperçant de part en part, les maçons furent tous assassinés ce qui annula le projet. Ainsi, la Cour des Miracles devint au fil du temps une société secrète dangereuse pour le pouvoir royal. A partir de 1656, le lieutenant-général de police  Gabriel Nicolas de la Reynie fut chargé de la détruire. 60 000 mendiants et faux estropiés furent envoyés aux galères et marqués au fer rouge. En 1660, la Cour fut encerclée et due être évacuée dans l’heure sans qu’aucune affaire ne soit emportée. Le dernier à partir serait pendu. Il s’avéra que ce fut un véritable estropié, vieillard boiteux. Cependant, les voleurs et mendiants reprirent progressivement possession des lieux mais les toutes les masures du fief d’Alby furent détruites en 1784 pour qu’un marché y fut établit et la Cour des Miracles disparut définitivement.

Par Mystik33
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Jeudi 2 avril 2009

Tout le monde pense qu'au Moyen Age, les gens pensaient encore que la Terre était plate et que l'idée d'une Terre ronde n'avait jamais été abordée. En vérité, le premier à supposer une Terre cylindrique est Anaximandre environs en 500 av JC. Au Ve siècle av JC, le philosophe Parménide (de l'école pythagoricienne) affirme que le Terre a une forme sphérique. Platon, Aristote et la plupart des philosophes grecs suivirent cette idée et l'utilisèrent comme postulat de base de toute recherxhe scientifique. Or, avec la chute de l'Empire romain, les penseurs chrétiens discréditèrent toutes les avancées scientifiques du monde païen. De ce fait, les premiers d'entre eux revinrent à une représentation plate de notre planète. Cependant, la majorité des théologiens du Moyen Age continuaient à privilégier la vision sphérique. La Terre était comparée à une balle.

En Orient conservaient les enseignements scientifiques des Anciens et la conquête musulmane ne remit pas cela en question. Au XIIIe siècle, sous l'impulsion d'Albert le Grand, les universités occidentales s'ouvrent aux sciences arabes et grecques. Dès lors, la représentation sphérique de la Terre n'est plus remise en question. Du coup, dès le XIVe siècle, l'idée d'en faire le tour commence à germer entrainant une période de découvertes. C'est l'allemand Martin Behaim qui navigua sur toute la première partie du globe en 1491. Puis, Vasco de Gama, Christophe Colomb et Magellan l'explorèrent en en faisant le tour.
Par Mystik33
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